Les Kurdes du Moyen-Orient: Une minorité nationale trans-étatique

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Resum

Lors d’un colloque international à Paris, Leyla Zana, grande figure de la vie politique kurde, parlant du statut des Kurdes en Turquie, dit : « le kurde ce n’est pas une langue minoritaire. En fait, au Kurdistan nous sommes majoritaires. Ce sont eux qui sont minoritaires chez nous ». La simplicité réelle ou apparente de cette observation, qui reflète un point de vue numérique pour cristalliser le rapport majorité-minorité, dissimule la complexité de la question minoritaire au Moyen-Orient. En effet, les Kurdes, tout en constituant une majorité dans leurs habitats montagneux, sont restés une minorité ethnolinguistique au sein de leurs voisins non pas uniquement à cause de leur infériorité numérique mais plutôt par leur manque du pouvoir politique et le statut qu’ils ont au sein de l’appareil du pouvoir de l’État. Les Kurdes, qui, en nombre, sont le quatrième groupe ethnique du Moyen-Orient, constituent aujourd’hui une minorité nationale numériquement importante et territorialement concentrée entre plusieurs pays.
Idioma originalFrancès
Pàgines (de-a)45-67
RevistaMaghreb - Machrek
Número235
Estat de la publicacióPublicada - 2018

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